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dimanche 21 août 2011
Échange de maison 2011, autres photos.
samedi 13 août 2011
Échange de maison 2011 - Bilan
Je suis bien content de mon voyage, nous avons fait un beau mélange de ville, campagne et montagne.
Nous avons été très bien reçus par les français de l'échange, ils ont très bien pris soin de nous. Une pile de guides touristiques nous attendaient à notre arrivée, un bon premier repas et pleins de petites attentions.
On sauve énormément en n'ayant pas besoin de payer pour la voiture et le logement, mais ça ne devient pas un voyage économique pour autant. Il faut prévoir un gros budget pour les péages, les frais de parking, les tarifs pour participer aux activités touristiques et surtout, pour les billets d'avion.
Le fait d'avoir une maison change aussi beaucoup le voyage. Avoir toujours été à l'hôtel, le voyage n'aurait pas été le même. J'avais une salle de musique avec plusieurs guitares, nous avions accès à tous les films et livres des Français nous avions un ordinateur, nous avions le WiFi, on faisait notre épicerie, etc.
Nous avons rencontré leurs voisins, ils étaient là pour nous donner des conseils et pour nous aider si nous avions des problèmes avec la maison.
À notre retour à Blainville, nous allons passer le reste de la journée avec les Français, après deux semaines passées à vivre leur vie, j'ai hâte de les rencontrer.
Différences entre la France et le Québec
On pense que dans notre monde moderne qu'à peu près tout se ressemble d'un pays à l'autre, mais ce n'est pas toujours le cas. Voici quelques différences ou irritants qu'un Québécois doit vivre lors d'un voyage en France.
La station service:
Je suis allé mettre de l'essence et j'ai vraiment eu l'air touriste. Quand je suis arrivé à la station service, j'ai vu les pompes et quand j'y suis arrivé, je n'ai pas pu y entrer car l'accès était interdit par ce côté. On ne peut pas arriver de tous les côtés pour mettre de l'essence en France, il faut chercher où est l'entrée. J'ai compris plus tard que le paiement pouvait se faire à la sortie de la station-service à un caissier qui active une barrière de sécurité, donc il ne faut pas entrer par la sortie.
Ensuite j'ouvre la petite porte donnant accès au bouchon d'essence et je vois que la C5 fonctionne au diesel. Je regarde sur la pompe et il n'y a pas de diesel. Il y a une pompe mystérieuse où c'est inscrit Gazole. Je ne peux pas prendre la chance de mettre de l'essence gazole dans une voiture diesel donc je dois aller voir le caissier pour confirmer que gazole=diesel.
Quand j'ai entré la carte de crédit, elle est disparue et j'ai eu à entrer mon nip. La pompe me parlait et me disait quoi faire.
Les ronds-points:
C'est pas nécessairement évident au début, même encore, ça m'arrive d'hésiter surtout quand il y a plus qu'une voie, mais c'est incroyable le nombre d'arrêts que l'on ne fait pas avec ces ronds-points. On se rend compte qu'au Québec il y a beaucoup trop de stops, ici on n'en fait presque jamais.
Les autoroutes:
J'aime! Autoroutes larges, sans aucuns trous ou bosses, limite de vitesse de 130.
J'aime moins les péages par contre, ça fini par être cher.
Le papier de toilette:
Le papier de toilette n'est pas blanc. Il est rose, vert ou saumon. Il est parfumé et il y a de belles petites pensées inspirantes dessus comme:
- la douceur est invincible
- la caresse d'une rose
Les fenêtres des maisons:
Nous sommes à la montage, nous voulons respirer l'air pur de la montagne la nuit: impossible. Nous avons des portes-fenêtres qui s'ouvrent au niveau du sol, mais il n'y a aucune moustiquaire. Donc avec les dangereux lézards qui se promènent dehors et avec les moustiques, nous ne pouvons pas ouvrir les fenêtre. Les maisons n'ont pas de moustiquaires là-bas.
Mon pire irritant...
... Est le panier d'épicerie. J'ai posé la question et personne n'a pu me répondre. Pourquoi les roues arrières ne sont pas fixes, pourquoi elles pivotent dans tous les sens comme les roues avants? Il doit y avoir une raison, mais je ne la vois pas.
Ici, quand on arrive au bout de l'allée et que l'on veut tourner notre panier, on prend appui sur les roues arrières et le panier tourne. En France, on pense que le panier va tourner, mais il ne tourne pas. Il faut l'arrêter, le tourner et ensuite lui redonner de la vitesse. Si on tente de tout faire ça fluidement comme au Québec, on force de partout et ça ne tourne pas. Ça reste un mystère pour moi.
Par contre, il y a quelque chose de très intelligent avec les paniers d'épicerie: il y a un système qui nous oblige à payer un euro pour prendre un panier et on retrouve notre euro quand on retourne le panier à sa place. Il n'y a donc pas de paniers qui traînent et ils sont toujours à la bonne place. Intelligent.
C'est fini!
Je viens de passer deux merveilleuses semaines, merci à mes voyageuses d'avoir contribué à ce bonheur.
On termine le voyage à Genève.
Pour notre dernière journée, nous avons décidé de retourner à Genève. Nous n'avions qu'effleuré la ville lors de notre visite de mercredi dernier et nous avions le goût d'y retourner. Ce n'est qu'à 50 minutes en voiture à partir de Passy.
Nous avons commencé par marcher la ville et visiter les boutiques (synonyme de magasiner). La ville est très belle, il semble que comme à Paris, tous les édifices ont la même hauteur. La ville est au bout du Lac Léman et il y a un gigantesque jet d'eau qui sort du lac. Il monte tellement haut qu'on le voit parfois quand on marche dans la ville.
Il y avait tout au bord du lac, la fête de Genève, une genre de fête foraine. Rosalie et moi avons fait un manège puis nous sommes retournés à la maison. Nous voulions avoir le temps de faire nos valises et essayer de manger tous nos restes dans le frigo.
Pour notre dernière soirée à Passy, nous avons eu un beau cadeau: un lever de pleine lune au-dessus du Mont-Blanc. Ce fût un au revoir très apprécié.
Bye Bye Passy.
La mer de glace au Mont-Blanc
Jeudi, nous sommes retournés au Mont-Blanc à Chamonix pour visiter la mer de glace. Nous avons fait une ascension d'environ 1000 mètres en train pour se rendre au site de la mer de glace.
La mer de glace est une genre de route sinueuse qu'empruntent les glaciers pour descendre la montagne. C'est très impressionnant car on voit vraiment une route. Nous étions à la fin de la mer de glace, plus haut, son épaisseur varie de 200 à 400 mètres.
Une fois débarqués du train, il faut prendre un téléphérique qui nous descend plus bas. Rendus là, il y a encore 400 marches à descendre pour atteindre le glacier.
J'ai appris que les glaciers bougent tout le temps. Ils descendent la montagne à une vitesse de 90 mètres par an ou d'un centimètre à l'heure. À chaque printemps, une équipe creuse un tunnel dans la glace et on peut le visiter.
Vu d'en haut, on a de la difficulté à voir la glace parce qu'il y a un peu de sable et des roches par dessus. Une fois en bas, on voit bien la glace et on voit qu'il y en a épais. Une fois près du tunnel, on se met une veste et on entre dedans. Il faisait à peu près 28 degrés au bord du tunnel, ça fait un gros contraste une fois dans le tunnel et comme il fait chaud, ça fond. On reçoit pleins de gouttes d'eau sur la tête, les filles n'ont pas vraiment aimé l'intérieur du tunnel car elles se faisaient décoiffer.
Nous avons remonté nos 400 marches et nous sommes redescendus par le train à Chamonix. Nous nous sommes trouvés un restaurant et nous nous y sommes arrêtés. Voici ce que je voyais au travers des parasols et des toitures en mangeant ma pizza savoyarde.
vendredi 12 août 2011
La Suisse... Vive le chocolat!
Mercredi nous sommes allés en Suisse. Mon beau-frère Marc vient de la Suisse et il nous a donné de très bonnes suggestions sur quoi visiter en Suisse. Sa première suggestion était l'usine de chocolat Cailler à Broc. C'était à deux heures de route. Nous avons décidé d'aller là en premier et de revenir tranquillement en suivant le Lac Léman.
Le premier chocolat au lait a été fabriqué par la compagnie Cailler. C'est à partir de ce moment que la Suisse est devenue une référence au niveau du chocolat.
Pour se rendre là, nous avons vu de beaux paysages, cette partie des Alpes est beaucoup pus agricole que la partie où nous avions la maison à Passy. Nous voyions donc des montages, des prairies verdoyantes et des vignobles.
Nous avons programmé le GPS pour l'usine Cailler à Broc en Suisse. Le GPS nous a fait lâcher l'autoroute et nous a fait nous enfoncer dans la campagne. Plus nous avancions, plus la route était étroite. À un moment donné la route était tellement étroite qu'il n'aurait pas été possible de rencontrer une autre voiture, on ne voyait que des champs, des vaches et des arbres. Le GPS indiquait que notre destination était à 400 mètres. J'ai dit à ma gang qu'il y avait sûrement une erreur, c'était impossible qu'il y ait une grande usine ici. J'étais dans l'erreur. Une petite courbe plus tard et un virage à gauche et nous étions devant l'usine, vraiment sortie de nulle part. Quel endroit merveilleux pour travailler.
Le site est ultra moderne et la visite est réglée au quart de tour. On commence par une présentation sur l'histoire du chocolat et de la compagnie Cailler. On passe de pièces en pièces et il y a des présentations multimédia. En gros, on réussissait à faire du chocolat au lait, mais il était impossible de le conserver et de le commercialiser. Cailler à eu le génie de s'associer avec Nestlé qui lui était spécialiste dans le lait en poudre et ils ont réussi à créer ce fameux chocolat au lait. Cailler appartient maintenant à Nestlé.
Ensuite on visite l'usine, on voit entre autre toute la production d'un bout à l'autre de petites friandises au chocolat. Rendu au bout on peut en manger, miam!
Ensuite, le moment tant attendu: la dégustation. Tous les chocolats de la maison Cailler sont sur des plateaux autour d'un grand comptoir en rond. On fait le tour et on se bourre. On discute pour savoir lequel est notre préféré. Pendant mon passage, je crois que l'action de Nestlé a baissé tellement j'en ai mangé, c'était vraiment bon!
En sortant, on arrive dans un magasin où toutes les sortes de chocolat Cailler sont présents et où on peut en acheter. On a fait le tour et on est passés à la caisse. Là, l'action de Nestlé a dû remonter car nous avions une bonne commande.
Ensuite nous sommes allés visiter le village de mon beau-frère Marc, Remaufens. Nous voulions aller saluer les parents de Marc, mais nous n'avions pas leur adresse. Nous avons croisé une dame dans le village et surprise, elle connaissait les parents de Marc, elle connaissait même Marc, le monde est petit ...
Nous avons par la suite roulé vers Genève au bord du Lac Léman en passant par la route des vignes. Le paysage est saisissant. Nous avons pris une marche à Lausane et soupé à Genève.
Voici quelques photos de la fin de notre journée:
Un vidéo de la route des vignes et du lac
Demain, nous retournons au Mont-Blanc pour visiter la mer de glace.
jeudi 11 août 2011
Parapente à Plaine-Joux, Les gorges de Diosaz, le restaurant La Crédance
Mardi, c'était la fameuse journée parapente. Nous avions réservé pour 3 personnes + 1 point d'interrogation. Louise se réservait le droit de ne pas y aller jusqu'à la toute fin.
Louise a passé par dessus sa peur des hauteurs et l'a fait avec nous, je suis très fier d'elle et de sa réussite.
Il n'y a pas vraiment de formation, le guide nous donne quelques instructions pendant qu'il monte son parapente et ... on part.
Les instructions qu'il m'a donné sont:
Au début marche tranquillement et à mon signal, tu dois courir. C'est ce que j'ai fait. Alice est partie la première et je suis parti le dernier.
J'ai pris l'option film, je tenais une perche au bout de laquelle il y avait une caméra. Je trouve qu'avec mon casque, je fais très peur, mais j'ai quand même placé le film sur YouTube.
Alice m'a fait un montage vidéo en faisant passer le vidéo de 26 minutes à 6 minutes. À surveiller: mon décollage, les vrilles à 4:40, les atterrissages à la fin et bien sûr, le paysage.
Louise n'a pas eu peur et elle a même aimé ça. À la fin, nous avons tous eu un diplôme. Voici le mien:
En après-midi, Rosalie, Louise et moi sommes allés visiter un beau canyon, Les Gorges de Diosaz. C'est un gros torrent en montagne qui coule dans une crevasse. Ils ont aménagé des escaliers, des ponts et des passerelles. C'est très beau et très bien fait, et ça monte tout le temps.
Nous sommes allés souper au restaurant La Crédance à Passy et ce fût un des beaux moments de notre voyage.
Nous avons été totalement dépaysés par ce restaurant. Il n'y avait rien de moderne, tout était à l'ancienne, même les propriétaires. Le restaurant était tenu par un couple de 70 ans très sympathiques. La dame faisait le service et le monsieur s'occupait du fromage. Il prenait nos assiettes et il les faisait chauffer sur un feu de braises sous une immense cheminée. Il prenait ensuite une grosse meule de fromage qui chauffait sur une pierre chaude et nous donnait une bonne quantité de fromage à raclette.
C'était BON! Il fallait choisir ce que nous voulions manger lorsque nous avons téléphoné pour réserver, nous avons choisi la raclette et la fondue au fromage.
Une expérience inoubliable que je vous souhaite à tous:
Restaurant La Crédence
850, Chemin de la tour,
La Motte, Passy
04.50.78.05.40
Mon iPhone n'a pas de flash et je n'ai pas de bonnes photos du restaurant. En voici quand même une, le monsieur près de son feu de braise qui racle le fromage.
Pour terminer, quelques photos et un vidéo de notre randonnée aux gorges de la Diosaz.
Demain, on s'en va en Suisse.
mercredi 10 août 2011
Randonnée pédestre alpage et un lézard dans la douche
Lundi, nous avions une journée tranquille de prévue. Alice avait comme plan de match de "glander" et Rosalie quant à elle voulait "veger" (en français: elles ne voulaient rien faire).
Louise et moi avons décidé d'aller faire une randonnée pédestre en montagne qui passait près d'une ferme alpage.
Gros drame à notre retour, j'ai entendu des cris et des bruits de pas qui montaient les escaliers à une vitesse record. Il y avait un lézard dans la douche et Louise a eu très peur.
La seule fenêtre de notre chambre n'a pas de moustiquaire et c'est une fenêtre-porte qui donne directement sur l'extérieur au niveau du sol. Comme il y a beaucoup de lézards, il y en a probablement un qui s'est faufilé à l'intérieur quand on a ouvert la porte.
Voici ce qui a fait peur à Louise:
Une chance qu'il y avait un homme à la maison, un chasseur en plus. J'ai demandé à Rosalie de me filmer. Pendant que je préparais ma chasse, Rosalie avait pour mandat de surveiller le lézard et elle s'est mise à lui parler et elle l'a baptisé Fernand.
Voici donc le vidéo: La capture de Fernand.
Note: si vous écoutez ce vidéo au bureau, baissez le son.
Pour terminer, voici quelques photos de notre randonnée pédestre près d'une ferme alpage à Les Houches.
